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	<title>Personnes âgées - Formassad</title>
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	<description>Formations médico-social, sanitaire et social</description>
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	<title>Personnes âgées - Formassad</title>
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		<title>Infirmiers et actes de décès : ce que change le décret d’avril 2025 </title>
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		<pubDate>Thu, 13 Nov 2025 16:19:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Formation continue]]></category>
		<category><![CDATA[Personnes âgées]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis le 22 avril 2025, la législation française a été modifiée pour reconnaître un nouveau rôle aux infirmiers diplômés d’État : l’établissement des certificats de décès. Jusqu’à cette date, cette responsabilité était réservée exclusivement aux médecins, mais la réforme adoptée permet désormais aux infirmiers habilités d’intervenir dans cette étape essentielle du processus de fin de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Depuis le 22 avril 2025, la législation française a été modifiée pour reconnaître un nouveau rôle aux infirmiers diplômés d’État : l’établissement des certificats de décès. Jusqu’à cette date, cette responsabilité était réservée exclusivement aux médecins, mais la réforme adoptée permet désormais aux infirmiers habilités d’intervenir dans cette étape essentielle du processus de fin de vie. Ce changement s’inscrit dans une volonté d’améliorer la disponibilité et la réactivité du dispositif, notamment dans les zones sous-dotées ou lors de situations où le délai d’intervention médicale peut compliquer la processus.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les conditions d’habilitation pour les infirmiers&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour pouvoir établir un certificat de décès, les infirmiers doivent posséder au moins trois ans d’expérience professionnelle, avoir suivi une formation spécifique de 40 heures répartie entre modules médicaux, juridiques et éthiques, portant notamment sur la détection de morts suspectes et la rédaction conforme du certificat. Ce dispositif, encadré par un arrêté du 22 avril 2025, garantit que chaque infirmier possède les compétences nécessaires pour réaliser cet acte avec rigueur et professionnalisme.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme précisé dans le décret n° 2025-371 du 22 avril 2025, cette compétence ne peut être exercée en cas de décès sur la voie publique, de morts violentes ou suspectes, ou dans certains cas prévus par la loi. En dehors de ces situations, cette nouvelle habilitation favorise une meilleure fluidité des démarches administratives pour les familles et les structures de soins.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La mise en œuvre et l’étendue de la réforme&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’extension de cette responsabilité concerne aujourd’hui tous les infirmiers diplômés d’État, qu’ils exercent en établissement hospitalier, en soins à domicile ou en EHPAD. La formation, qui inclut une partie obligatoire de 12 heures sur l’état civil, la législation, et la gestion des dispositifs informatiques, permet une conformité complète avec les exigences légales. <a href="https://formassad.fr/formations/https-formassad-fr-formations-etablissement-des-certificats-de-deces-conformement-au-decret-n2025-370-du-22-avril-2025/">https://formassad.fr/formations/https-formassad-fr-formations-etablissement-des-certificats-de-deces-conformement-au-decret-n2025-370-du-22-avril-2025/</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;La pérennisation de cette pratique, longtemps expérimentée dans plusieurs régions, a été actée par la loi de financement de la sécurité sociale 2025, renforçant la reconnaissance officielle de leur rôle dans cette étape sensible.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un impact humain et professionnel majeur&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’introduction de cette nouvelle compétence représente une véritable avancée pour la profession infirmière. Elle valorise leur expertise tout en répondant efficacement aux besoins des familles lors des moments difficiles. Offrant une réponse pragmatique et humaine, cette réforme facilite la gestion rapide du décès, participe à la dignité des personnes en fin de vie, et optimise la coordination entre acteurs du secteur de la santé et des services funéraires.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, le décret d’avril 2025 marque une étape majeure dans la reconnaissance des compétences infirmières, avec des bénéfices tant pour la profession que pour les patients et leurs familles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051515699">https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051515699</a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le Plan Bleu : Une priorité pour les établissements médico-sociaux en 2025</title>
		<link>https://formassad.fr/actualites/non-classe/le-plan-bleu-une-priorite-pour-les-etablissements-medico-sociaux-en-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Direction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jan 2025 14:44:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Formation continue]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Personnes âgées]]></category>
		<category><![CDATA[formation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un contexte marqué par des crises sanitaires récurrentes et des enjeux climatiques de plus en plus pressants, le Plan Bleu demeure un pilier essentiel pour les établissements médico-sociaux. Ce dispositif stratégique, obligatoire depuis 2005, a été renforcé par des mises à jour récentes pour répondre aux défis actuels et anticiper les risques à venir. [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte marqué par des crises sanitaires récurrentes et des enjeux climatiques de plus en plus pressants, le Plan Bleu demeure un pilier essentiel pour les établissements médico-sociaux. Ce dispositif stratégique, obligatoire depuis 2005, a été renforcé par des mises à jour récentes pour répondre aux défis actuels et anticiper les risques à venir.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Qu&rsquo;est-ce que le Plan Bleu ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le Plan Bleu est une démarche préventive visant à assurer la continuité des activités et la sécurité des résidents et du personnel en cas de crises majeures : épidémies, canicules, tempêtes ou autres événements exceptionnels. Il implique une préparation rigoureuse des établissements médico-sociaux à travers :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; L&rsquo;évaluation des risques : Identifier les menaces spécifiques à chaque établissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; La mise en place de protocoles : Préparer des plans d&rsquo;action clairs pour protéger les résidents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; La formation du personnel : Sensibiliser et entraîner les équipes à réagir efficacement.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Actualités récentes autour du Plan Bleu</h3>



<p class="wp-block-paragraph">En 2025, plusieurs évolutions ont été annoncées pour renforcer l&rsquo;efficacité du Plan Bleu, notamment :</p>



<p class="wp-block-paragraph">1. Digitalisation des outils de gestion de crise : De nouveaux logiciels permettent une meilleure coordination avec les Agences Régionales de Santé (ARS) et les collectivités locales. Ces outils incluent des alertes automatiques et une centralisation des ressources.</p>



<p class="wp-block-paragraph">2. Prise en compte du dérèglement climatique : Les épisodes de canicule, d&rsquo;inondations et de tempêtes étant de plus en plus fréquents, le Plan Bleu s’adapte pour inclure des mesures spécifiques face à ces risques climatiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">3. Formation renforcée pour le personnel : Une obligation de formation annuelle a été instaurée pour s&rsquo;assurer que les équipes restent préparées à gérer des crises variées.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des formations adaptées aux enjeux du Plan Bleu</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Il est primordial de comprendre l&rsquo;importance de se préparer aux imprévus. C&rsquo;est pourquoi nous proposons des formations dédiées aux professionnels du médico-social, afin de leur permettre de :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Maîtriser les fondamentaux du Plan Bleu : Analyse des risques, élaboration des protocoles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Acquérir des compétences pratiques : Gestion des crises, mise en œuvre des procédures d&rsquo;urgence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Anticiper les nouveaux risques : Focus sur les impacts du changement climatique et des crises sanitaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://formassad.fr/formations/plan_bleu_gestion_de_crise/">Nos sessions</a> incluent des mises en situation, des études de cas réels et la présentation d’outils numériques pour la gestion de crise. (<a href="https://formassad.fr/formations/plan_bleu_gestion_de_crise/">https://formassad.fr/formations/plan_bleu_gestion_de_crise/</a>).</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le Lanceur d’Alerte : Pilier de Prévention et de Transparence</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le lanceur d’alerte occupe une place cruciale dans les établissements médico-sociaux en permettant d’identifier rapidement des risques ou des dysfonctionnements qui pourraient compromettre la sécurité des résidents et du personnel. Protégé par la loi Waserman de 2022, il bénéficie d’un cadre légal renforcé pour signaler des pratiques non conformes, telles qu’une mauvaise application des protocoles ou des carences organisationnelles. Son rôle est essentiel pour prévenir les crises sanitaires,améliorer la qualité des services, et garantir la transparence au sein des structures. En favorisant une culture du signalement responsable, les établissements se dotent d’un outil précieux pour anticiper et résoudre les problèmes avant qu’ils ne deviennent critiques.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Des formations adaptées au lanceur d’alerte</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le rôle du lanceur d’alerte est crucial pour détecter, signaler et prévenir ces risques. Reconnu et protégé par la loi, il incarne un levier essentiel pour préserver l’intégrité et la qualité des pratiques au sein des ESMS. Cependant, devenir lanceur d’alerte nécessite des connaissances précises et une méthodologie rigoureuse pour agir de manière efficace et en toute sécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Se former avec FORMASSAD, c’est :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Comprendre le cadre légal et les droits des lanceurs d’alerte.</li>



<li>Identifier les situations à risque et les étapes du signalement.</li>



<li>Acquérir les outils pour communiquer efficacement et protéger ses droits.</li>



<li>Contribuer à un climat de transparence et de confiance dans son établissement.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://formassad.fr/formations/lanceur-d-alertes-esms/">Cette formation</a> offre un accompagnement adapté aux professionnels souhaitant agir en faveur d’un environnement éthique et responsable, tout en renforçant la prévention et la qualité dans les ESMS (<a href="https://formassad.fr/formations/lanceur-d-alertes-esms/">https://formassad.fr/formations/lanceur-d-alertes-esms/</a>).</p>



<h3 class="wp-block-heading">Webinaire exclusif sur le Plan Bleu et Lanceur d’Alerte</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour aller plus loin, Formassad organise un Webinaire sur le thème du Plan Bleu et le lanceur d’alerte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce rendez-vous est l’occasion de :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Découvrir les actualités réglementaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Échanger avec un expert du secteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Apprendre des bonnes pratiques pour améliorer les plans de crise de votre établissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Informations pratiques :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Date : <strong>6 février 2025</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Heure : 12h – 13h15</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Inscription : <a href="https://events.teams.microsoft.com/event/3e5f9049-7110-422a-9c05-3792a361ea34@56164192-b2c2-4406-87b4-61aae61018c8" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ici</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec des outils modernes, des formations ciblées et une mobilisation collective, faisons du Plan Bleu une réussite pour tous les établissements médico-sociaux !</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://sante.gouv.fr/prevention-en-sante/securite-sanitaire/article/le-plan-bleu-des-etablissements-medico-sociaux">https://sante.gouv.fr/prevention-en-sante/securite-sanitaire/article/le-plan-bleu-des-etablissements-medico-sociaux</a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Journée Mondiale Alzheimer : Avancées et Espoir dans la Lutte Contre la Maladie</title>
		<link>https://formassad.fr/actualites/non-classe/journee-mondiale-alzheimer-avancees-et-espoir-dans-la-lutte-contre-la-maladie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Direction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Sep 2024 15:02:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Personnes âgées]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 21 septembre marque chaque année la Journée Mondiale de la Maladie d’Alzheimer, une occasion importante pour sensibiliser le public à cette pathologie qui touche près de 55 millions de personnes à travers le monde. Organisée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et la Fédération Internationale Alzheimer, cette journée est également l’opportunité de faire [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le 21 septembre marque chaque année la Journée Mondiale de la Maladie d’Alzheimer, une occasion importante pour sensibiliser le public à cette pathologie qui touche près de 55 millions de personnes à travers le monde. Organisée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et la Fédération Internationale Alzheimer, cette journée est également l’opportunité de faire le point sur les avancées de la recherche et des traitements.<br><br><strong>Maladie d’Alzheimer : Un défi mondial</strong><br><br>Alzheimer est une maladie neurodégénérative qui entraîne une détérioration progressive des capacités cognitives, notamment la mémoire, le langage et le raisonnement. Avec l’augmentation de l’espérance de vie, le nombre de personnes touchées continue de croître, faisant de la maladie un enjeu majeur de santé publique. En France, on estime qu’environ 1,2 million de personnes en sont atteintes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br><strong>Les nouvelles molécules et traitements : vers des solutions prometteuses ?</strong><br>L’une des grandes attentes actuelles réside dans les avancées de la recherche scientifique. Au cours des dernières années, plusieurs pistes prometteuses ont vu le jour, notamment avec des nouvelles molécules capables de ralentir la progression de la maladie.<br><br>L’une des découvertes marquantes concerne le <strong>lécanémab</strong>, un anticorps monoclonal qui cible la protéine amyloïde, responsable de la formation des plaques dans le cerveau des personnes atteintes d’Alzheimer. Autorisé récemment par la FDA aux États-Unis, le lécanémab pourrait offrir une nouvelle option de traitement en ralentissant l’évolution de la maladie, même si des effets secondaires restent à surveiller.<br><br>D’autres molécules, comme le donanemab, sont également à l’étude. Ces traitements cherchent à éliminer les plaques amyloïdes avant que les symptômes ne deviennent trop avancés. Bien que ces approches ne représentent pas encore un remède, elles offrent de nouveaux espoirs en matière de prise en charge.<br><br><strong>La recherche en France : des équipes mobilisées</strong><br>En France, plusieurs laboratoires sont à la pointe de la recherche sur Alzheimer. Le Plan Alzheimer, mis en place par le gouvernement, vise à renforcer les efforts de recherche, tout en soutenant les aidants et en améliorant la prise en charge des malades. Le Centre national de référence pour les malades Alzheimer (CNRMA) joue un rôle clé dans la coordination des efforts de recherche et l’évaluation des nouvelles stratégies thérapeutiques.<br><br><strong>Les défis à venir</strong><br>Si des progrès sont réalisés, la lutte contre la maladie d’Alzheimer reste un défi complexe. En plus des nouvelles molécules, il est essentiel de renforcer les efforts de prévention et d&rsquo;accompagnement des malades et de leurs familles. La Journée Mondiale Alzheimer est une invitation à soutenir la recherche et à promouvoir une meilleure compréhension de la maladie pour améliorer la qualité de vie des patients.<br><br>En cette journée de sensibilisation, Formassad réaffirme son engagement à former des professionnels qualifiés pour accompagner les malades d’Alzheimer et à informer sur les avancées médicales et scientifiques dans ce domaine. <a href="https://formassad.fr/formations/maladie-dalzheimer-et-troubles-apparentes-comprendre-et-accompagner/">Pour en savoir plus sur la formation</a> !<br><br><strong>Sources</strong><br>Organisation Mondiale de la Santé (OMS) : <a href="https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/dementia">https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/dementia</a><br>Fédération Internationale Alzheimer : <a href="https://www.alzint.org">https://www.alzint.org</a><br>FDA sur l&rsquo;approbation du Lécanemab : <a href="https://www.fda.gov/drugs/news-events-human-drugs/fda-approves-new-treatment-alzheimers-disease">https://www.fda.gov/drugs/news-events-human-drugs/fda-approves-new-treatment-alzheimers-disease</a><br></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Bâtir la société du bien vieillir et de l&#8217;autonomie : nouvelles mesures</title>
		<link>https://formassad.fr/actualites/personnes-agees/batir-la-societe-du-bien-vieillir-et-de-lautonomie-nouvelles-mesures/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Direction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Apr 2024 14:56:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Handicap]]></category>
		<category><![CDATA[Personnes âgées]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La loi du 8 avril 2024 « portant mesures pour bâtir la société du bien vieillir et de l&#8217;autonomie »  marque une étape cruciale et vise à améliorer la qualité de vie des personnes âgées en introduisant des mesures essentielles pour répondre à leurs besoins. Cette loi, enrichie au cours des débats parlementaires, comprend différentes mesures pour [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">La loi du 8 avril 2024 « <em>portant mesures pour bâtir la société du bien vieillir et de l&rsquo;autonomie</em> »  marque une étape cruciale et vise à améliorer la qualité de vie des personnes âgées en introduisant des mesures essentielles pour répondre à leurs besoins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette loi, enrichie au cours des débats parlementaires, comprend différentes mesures pour prévenir la perte d&rsquo;autonomie, lutter contre l&rsquo;isolement des personnes âgées ou handicapées, mieux signaler les maltraitances et faciliter le travail des aides à domicile ainsi que des dispositions sur les Ehpad et l&rsquo;habitat inclusif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’Insee, 21,3% des habitants ont 65 ans ou plus en France au 1er janvier 2023.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;ici 2030, les plus de 65 ans seront plus nombreux que les moins de 15 ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Prévention de la perte d&rsquo;autonomie et lutte contre l&rsquo;isolement</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La loi prévoit l&rsquo;organisation au moins tous les 3 ans d&rsquo;une <strong>conférence nationale de l’autonomie</strong> sur le modèle de la conférence nationale du handicap, <em>« afin de définir des orientations et de débattre des moyens de la politique de prévention de la perte d’autonomie »</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle crée&nbsp;<strong>un service public départemental de l&rsquo;autonomie (SPDA)&nbsp;</strong>pour les personnes âgées et handicapées et les proches aidants,&nbsp;<strong>sorte de</strong>&nbsp;<strong>guichet unique</strong>&nbsp;<strong>afin de simplifier leur parcours usager</strong>&nbsp;et de garantir que leur maintien à domicile est soutenu. Des&nbsp;<strong>conférences territoriales de l’autonomie</strong>&nbsp;seront chargées de piloter le dispositif dans les départements et d&rsquo;allouer les financements nécessaires. Des commissions pourront être mises en place au niveau infra-départemental.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Afin de lutter contre l’isolement social des personnes âgées ou handicapées et mieux les informer, par exemple, en cas de crise sanitaire ou de canicule, les services sociaux et sanitaires pourront accéder aux registres des personnes vulnérables tenus par les mairies. De leur côté, les mairies pourront accéder aux fichiers des bénéficiaires de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) ou de la prestation de compensation du handicap (PCH), sauf opposition de leur part.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour agir le plus en amont possible dès les premiers signes de la perte d’autonomie, le programme Icope est généralisé (test réalisable sur une application mobile permettant d’auto-évaluer ses capacités). Les rendez-vous de prévention, qui seront bientôt proposés aux 60‑65 ans et aux 70-75 ans, devront contribuer à ce programme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le but d&rsquo;<strong>améliorer l’accès aux aides techniques</strong>, les équipes locales d’accompagnement sur les aides techniques (EQLAAT), actuellement au nombre de 24, seront généralisées à partir de 2025. Ces équipes composées d’ergothérapeutes et de travailleurs sociaux offrent un accompagnement de proximité. Elles sont indépendantes de toute activité commerciale concernant les aides techniques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;article 10 de la loi prévoit <strong>d&rsquo;ici fin 2024</strong>, puis tous les 5 ans, une « <strong>loi de programmation pluriannuelle pour le grand âge</strong>« , qui devra déterminer la trajectoire des finances publiques en matière d’autonomie. Au cours de la discussion parlementaire, la Première ministre Élisabeth Borne s&rsquo;était engagée sur cette loi. Plus récemment, la ministre du travail, de la santé et des solidarités a de nouveau pris cet engagement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Maltraitances et droits des personnes en établissement</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La&nbsp;<strong>prévention et la lutte contre les maltraitances&nbsp;</strong>font l&rsquo;objet de plusieurs mesures.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les personnes hospitalisées ou prises en charge en établissement de santé ou en Ephad devront être invitées à désigner une&nbsp;<strong>personne de confiance</strong>&nbsp;(parent, proche ou médecin traitant). Son rôle est précisé.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les personnes hébergées en établissement de santé ou en Ephad se voient reconnaitre&nbsp;<strong>un droit de visite quotidien</strong>&nbsp;de toute personne qu&rsquo;elles consentent à recevoir, sans information préalable de l&rsquo;établissement.&nbsp;<strong>Un droit absolu</strong>&nbsp;<strong>de recevoir une visite quotidienne</strong>&nbsp;<strong>est reconnu aux personnes en fin de vie ou en soins palliatifs</strong>, même en cas de crise sanitaire.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le droit pour les résidents en Ehpad d’accueillir leur animal de compagnie</strong>&nbsp;<strong>est aussi garanti</strong>, sous certaines réserves : capacité à assurer les besoins de l&rsquo;animal et respect des conditions d’hygiène et de sécurité. Un arrêté du ministre chargé des personnes âgées doit venir déterminer ces conditions et les catégories d’animaux qui peuvent être accueillis. Il pourra prévoir des limitations de taille par catégories d&rsquo;animaux.<br><br><strong>Une</strong>&nbsp;<strong>cellule de recueil et de traitement des alertes en cas de maltraitance de personnes âgées ou handicapées vulnérables est instituée au niveau départemental</strong>. Ces cellules devront notamment centraliser les signalements adressés au numéro d’alerte national 3977 (réseau ALMA), créé en 2008. Toute personne ayant connaissance de faits constitutifs d’une maltraitance peut les signaler.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les missions des mandataires judiciaires à la protection des majeurs sont précisées. Un registre national de toutes les mesures de protection, regroupant les mesures ordonnées par le juge (sauvegarde de justice, curatelle, tutelle, habilitation familiale) et les mandats de protection future sera créé, au plus tard fin 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mesures en faveur des aides à domicile</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une carte professionnelle sera délivrée d&rsquo;ici 2025 aux aides à domicile&nbsp;</strong>intervenant auprès des personnes âgées et handicapées, sur le modèle du caducée des médecins.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des</strong>&nbsp;<strong>aides financières de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) sont créées au profit des départements</strong>&nbsp;qui soutiennent les déplacements (en voiture ou en transports en commun) des aides à domicile (y compris l&rsquo;obtention du permis de conduire) et favorisent des temps collectifs d’échanges entre professionnels de l’aide à domicile. Les conditions du versement de ces aides aux départements doivent être fixées par décret.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À titre expérimental, la loi ouvre la possibilité pour 10 départements de&nbsp;<strong>remplacer la tarification horaire des services d’autonomie à domicile par une tarification globale ou forfaitaire</strong>. Cette expérimentation doit avoir lieu de 2025 à fin 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Activités et régulation des Ehpad</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cadre de l’aide sociale à l’hébergement,&nbsp;<strong>la loi</strong>&nbsp;<strong>supprime</strong>&nbsp;<strong>l’obligation alimentaire pour les petits-enfants et leurs descendants</strong>. Par ailleurs, les enfants d&rsquo;un parent condamné pour crime ou agression sexuelle contre l’autre parent ou les enfants qui ont été retirés de leur famille pendant un certain temps seront dispensés d&rsquo;aide alimentaire.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>De nombreuses dispositions traitent des Ehpad.</strong>&nbsp;Les Ehpad publics autonomes devront coopérer dans le cadre de nouveaux groupements territoriaux sociaux et médico-sociaux (GTSMS). Le forfait soins des établissements pourra être mobilisé pour financer des actions de prévention de la perte d&rsquo;autonomie.&nbsp;Les Ehpad habilités à l’aide sociale pourront bénéficier d’une souplesse encadrée dans la fixation de leurs tarifs d&rsquo;hébergement.<br><br>Pour accorder un peu de répit aux proches aidants ou rassurer les personnes âgées vivant seules, les ARS pourront instaurer un&nbsp;<strong>quota minimal de places réservées à l’accueil de nuit dans les Ehpad&nbsp;</strong>et dans les résidences autonomie, à titre expérimental de juin 2024 à juin 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les règles sur l&rsquo;évaluation de la qualité dans les Ehpad et autres établissements sociaux et médico-sociaux sont confortées. Afin de renforcer&nbsp;<strong>l’information des usagers et des familles</strong>&nbsp;sur la qualité de la prise en charge des résidents, un décret devra définir les conditions de&nbsp;<strong>publication</strong>&nbsp;par la CNSA&nbsp;<strong>d’indicateurs relatifs à l’activité et au fonctionnement des Ehpad&nbsp;</strong>(notamment en termes de budget et de personnes employées).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;autres mesures intéressent&nbsp;<strong>le contrôles des Ehpad</strong>&nbsp;: déclaration des prises de contrôle des gestionnaires d’établissements à l’autorité de tutelle, qui pourra s’y opposer dans les deux mois ; échanges d’informations facilités entre les agences régionales de santé (ARS), les départements et la répression des fraudes&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les&nbsp;<strong>règles relatives à la quantité et à la qualité nutritionnelle des repas</strong>&nbsp;proposés en Ehpad seront fixées par un cahier des charges établi par arrêté des ministres chargés des personnes âgées et de l’alimentation. L&rsquo;objectif est de prévenir et de lutter contre la dénutrition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La loi contient un&nbsp;<strong>dernier volet sur l&rsquo;habitat inclusif&nbsp;</strong>(mode de vie partagé librement choisi par des personnes âgées ou handicapées).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi la loi « Bâtir la Société du Bien Vieillir et de l&rsquo;Autonomie » représente une avancée significative dans la reconnaissance des droits des personnes âgées. Son impact dépendra de sa mise en œuvre effective et de son suivi attentif pour garantir une réelle amélioration de la vie des seniors en France.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/eli/loi/2024/4/8/TSSX2310018L/jo/texte" target="_blank" rel="noreferrer noopener">&nbsp;LOI n° 2024-317 du 8 avril 2024 portant mesures pour bâtir la société du bien vieillir et de l&rsquo;autonomie&nbsp;</a></p>
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		<title>Hausse des maltraitances envers les personnes âgées ou handicapées</title>
		<link>https://formassad.fr/actualites/handicap/hausse-des-maltraitances-envers-les-personnes-agees-ou-handicapees/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[kezart]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jun 2022 15:17:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Handicap]]></category>
		<category><![CDATA[Personnes âgées]]></category>
		<category><![CDATA[handicap]]></category>
		<category><![CDATA[handicapée]]></category>
		<category><![CDATA[maltraitance]]></category>
		<category><![CDATA[persones âgées]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les signalements augmentent de 40% au premier trimestre 2022 selon la Fédération 3977 contre la maltraitance des personnes âgées et en situation de handicap. Dans 73% des cas, ces actes ont lieu à domicile et dans 48% des situations l’entourage familial est mis en cause. A l’occasion de la journée internationale de la lutte contre [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Les signalements augmentent de 40% au premier trimestre 2022 selon la Fédération 3977 contre la maltraitance des personnes âgées et en situation de handicap. Dans 73% des cas, ces actes ont lieu à domicile et dans 48% des situations l’entourage familial est mis en cause.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A l’occasion de la journée internationale de la lutte contre les maltraitances faites aux personnes âgées, ce 15 juin,&nbsp;<a href="https://3977.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la Fédération 3977</a>&nbsp;vient de dévoiler ces nouveaux chiffres. Pour le seul 1er trimestre 2022, la plateforme téléphonique a reçu 2 424 alertes, soit une hausse de 40% par rapport au 1er trimestre 2021. Sur l’ensemble de l’année 2021, la Fédération de lutte contre la maltraitance des personnes âgées et handicapées a constaté une forte croissance des signalements : 8 830 alertes, soit une augmentation de 22% par rapport à 2020.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://3977.fr/wp-content/uploads/2022/06/2022-06-10-Chiffres-conference-de-presse.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Selon la Fédération</a>, cette explosion des appels est une des conséquences de la crise sanitaire, des confinements mais surtout de&nbsp;<a href="https://www.ash.tm.fr/dependance-handicap/korian-trente-plaintes-deposees-contre-le-groupe-dehpad-privee-698743.php" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la médiatisation des scandales&nbsp;</a>en Ehpad&nbsp;avec, entre autres, les révélations sur le groupe Orpea dans&nbsp;<a href="https://www.ash.tm.fr/dependance-handicap/derive-des-ephad-privees-le-gouvernement-est-au-pied-du-mur-oblige-de-reagir-687878.php" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Les Fossoyeurs</em></a>.&nbsp;<em>« La forte réprobation qui a suivi a libéré la parole des témoins de ces maltraitances, et un flux massif et inédit d’alertes issues des établissements médico-sociaux a été enregistré »</em>, assure-t-elle.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><br><strong>A domicile plus qu’en établissement</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, la Fédération assure que tous les types d’établissements sont concernés (publics ou privés, commercial ou à but non lucratif) par la maltraitance et que celle-ci est liée<em>&nbsp;« à des effectifs insuffisants, une formation embryonnaire voire inexistante, une organisation ou un management défaillant des équipes, ou encore des directives inappropriées, et pas seulement avec des mesures de rationnement comme celles identifiées au sein du groupe Orpea ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, en 2021, 73% des maltraitances ont lieu à domicile et dans 48% des cas la personne mise en cause est issue de l’entourage familial, contre 34% des professionnels. Et si les personnes âgées de plus de 60 ans sont les plus affectées (73%), les maltraitances concernent aussi&nbsp;<a rel="noreferrer noopener" href="https://www.ash.tm.fr/dependance-handicap/personnes-agees-ou-handicapees-une-hausse-persistante-des-alertes-pour-maltraitances-au-3977-681629.php" target="_blank">les personnes en situation de handicap</a>&nbsp;(27%). Enfin, la fédération 3977 indique que 32 % des signalements concernent des maltraitances psychologiques, 18% sont des actes physiques, 15% des négligences involontaires ou encore 12% des maltraitances financières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Auteur : MAXIME RICARD</p>



<figure class="wp-block-embed"><div class="wp-block-embed__wrapper">
https://www.ash.tm.fr/dependance-handicap
</div></figure>
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		<title>La maltraitance envers les personnes vulnérables</title>
		<link>https://formassad.fr/actualites/agressivite-violence-conflits/la-maltraitance-envers-les-personnes-vulnerables/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[kezart]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Oct 2017 15:07:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agressivité, violence, conflits]]></category>
		<category><![CDATA[Handicap]]></category>
		<category><![CDATA[Personnes âgées]]></category>
		<category><![CDATA[bientraitance]]></category>
		<category><![CDATA[maltraitance]]></category>
		<category><![CDATA[qualité]]></category>
		<category><![CDATA[violence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le phénomène de maltraitance sur les personnes vulnérables est aujourd’hui un phénomène connu et reconnu. Selon l’OMS (2016), il est estimé qu’une personne âgée sur 10 serait victime de maltraitance. Pourtant la recherche sur le sujet est encore émergente (Roberto, 2016). Cet article propose de définir le concept de maltraitance, d’identifier les facteurs de risques [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le phénomène de maltraitance sur les personnes vulnérables est aujourd’hui un phénomène connu et reconnu. Selon l’OMS (2016), il est estimé qu’une personne âgée sur 10 serait victime de maltraitance. Pourtant la recherche sur le sujet est encore émergente (Roberto, 2016). Cet article propose de définir le concept de maltraitance, d’identifier les facteurs de risques et les mesures de prévention.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Définitions</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il existe autant de définitions que de besoins que ceux-ci soient statistiques, judiciaires psychologiques ou propres aux différentes professions ayant à accompagner les personnes, que ce soit à domicile ou en institution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de la recherche de la définition la plus précise, se pose la question des critères (ce qui est maltraitance ou pas), du seuil (la limite en deçà de laquelle il n’y a pas maltraitance), de l’intentionnalité (on ne prendrait en compte que les maltraitances volontaires, avec volonté de nuire ou de négliger), des effets sur la personne de toute attitude même involontaire qui aurait des effets négatifs sur la personne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La terminologie elle-même n’est pas uniforme selon les pays, les organisations ou les recherches (Roberto, 2016). Les termes anglo-saxons de « abuse » (Roberto, 2016), « mistreatment », ou « maltreatment » (OMS, 2016) sont utilisés presque de manière interchangeable. En France, le terme de maltraitance semble s’être imposé, notamment grâce à la communication de la Haute Autorité de Santé (HAS) et de l’OMS.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Définition de l’Organisation Mondiale de la Santé (2016)</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Selon la&nbsp;<a href="https://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs357/fr/">définition de l’Organisation Mondiale de la Santé</a>&nbsp;(OMS, 2016) « la maltraitance des personnes âgées consiste en un acte unique ou répété, ou en l’absence d’intervention appropriée, dans le cadre d’une relation censée être une relation de confiance, qui entraîne des blessures ou une détresse morale pour la personne âgée qui en est victime. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Définition du Conseil de l’Europe (1987 et 1992)</h3>



<p class="wp-block-paragraph">En 1987&nbsp;Conseil de l’Europe utilise le terme de&nbsp;violence qu’il qualifie comme&nbsp;&nbsp;« tout acte ou omission commis par une personne, s’il porte atteinte à la vie, à l’intégrité corporelle ou psychique ou à la liberté d’une autre personne ou compromet gravement le développement de sa personnalité et/ou nuit à sa sécurité financière. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 1992 le Conseil de l’Europe a adopté&nbsp;une classification des actes de maltraitance&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Violences physiques</em>&nbsp;: par exemple coups, brûlures, ligotages, soins brusques sans information ou préparation, non satisfaction des demandes pour des besoins physiologiques, violences sexuelles, meurtres (dont euthanasie)…</li>



<li>&nbsp;<em>Violences psychiques ou morales</em>&nbsp;: par exemple langage irrespectueux ou dévalorisant, absence de considération, chantage, menace, abus d’autorité, intimidation, comportement d’infantilisation, non respect de l’intimité, injonctions paradoxales…</li>



<li><em>&nbsp;Violences matérielles et financières</em>&nbsp;: par exemple vols, exigence de pourboires, escroqueries diverses, locaux inadaptés…</li>



<li><em>Violences médicales ou médicamenteuses</em>&nbsp;: par exemple défaut de soins de base, non information sur les traitements ou les soins, abus de traitements sédatifs ou neuroleptiques, défaut de soins de rééducation, non prise en compte de la douleur…</li>



<li><em>Négligences actives</em>&nbsp;: toutes formes de délaissement, d’abandon, de manquements pratiqués avec la conscience de nuire ;</li>



<li><em>Négligences passives</em>&nbsp;: négligences relevant de l’ignorance, de l’inattention de l’entourage ;</li>



<li><em>Privations ou violations de droits</em>&nbsp;: par exemple limitation de la liberté de la personne, privation de l’exercice des droits civiques, d’une pratique religieuse…</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Les chiffres de la maltraitance</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il existe peu de données venant documenter l’ampleur et la nature des actes de maltraitance. Sur le plan épidémiologique il s’agit d’un phénomène difficilement quantifiable. Qu’elle soit familiale ou institutionnelle, la maltraitance est très insuffisamment révélée et difficile à appréhender. Les seules données disponibles sont celles issues des signalements de maltraitance, et ne représentent sans doute que la partie émergée de l’iceberg. En effet selon l’OMS (2016), seulement 1 cas de maltraitance sur 24 serait notifié.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2013, Michèle Delaunay, l’ancienne ministre déléguée chargée des Personnes Agées, avait avancé le chiffre de 600.000 cas recensés en France.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le&nbsp;<a href="https://www.le3977.info/wp-content/uploads/2017/06/RA_3977_2016_web.pdf">rapport d’activité 2016 de l’association le 3977</a>, et à partir de 29 610 appels reçus&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>29,1% violence psychologique</li>



<li>12,7% violence financière</li>



<li>13% physique</li>



<li>13,5% négligence passive</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">75% des maltraitances ont lieu au domicile (70% pour les personnes âgées, 80% pour les personnes handicapées).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’OMS (2016), il est estimé qu’une personne âgée sur 10 serait victime de maltraitance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Facteurs de risque</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un certain nombre de facteurs de risque ont été identifiés comme l’âge, le sexe, l’isolement social, la solitude, la santé mentale, le déclin cognitif, la consommation d’alcool, la culture (Roberto 2016 ; OMS, 2016).</p>



<h3 class="wp-block-heading">A domicile</h3>



<p class="wp-block-paragraph">En particulier concernant les personnes vivant à domicile, les facteurs de risque suivants on été identifiés &nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>la cohabitation;</li>



<li>la dépendance (souvent financière) de l’auteur des actes de violence à l’égard de la personne âgée ;</li>



<li>la démence;</li>



<li>l’isolement social des personnes chargées des soins et des personnes âgées, et l’absence de soutien social qui en résulte;</li>



<li>la représentation des personnes âgées comme des êtres frêles, faibles et dépendants;</li>



<li>l’érosion des liens entre les générations au sein de la famille;</li>



<li>l’absence de ressources pour payer les soins.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">En institution</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au sein des institutions, la maltraitance risque davantage de s’exercer lorsque:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>les normes de soins, les services de protection sociale et les établissements de soins pour les personnes âgées laissent à désirer;</li>



<li>le personnel est mal formé et rémunéré, et surchargé de travail;</li>



<li>l’environnement matériel est défectueux;</li>



<li>les intérêts de l’institution sont pris en compte au détriment de ceux des pensionnaires.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">En ce qui concerne les motivations ou causes qui mènent un professionnel du soin à être maltraitant envers une personne âgée les recherches sont très peu nombreuses (Roberto, 2016).</p>



<p class="wp-block-paragraph">En France, d’après des enquêtes menées auprès d’une cinquantaine de professionnels de différents hôpitaux, la maltraitance peut naître « d’un sentiment d’impuissance, ou de sa forme défensive, la routine » (Dujarier, 2002). Elle semblerait surgir dans des situations où « les personnels ne peuvent faire face à une prescription », et serait la conséquence « d’une vision idéale du soin, de la vieillesse et de l’action institutionnelle. » (Dujarier, 2002).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon la recherche de Terreau (2007), il semblerait que le syndrome d’épuisement professionnel soit en cause pour une part importante, dans les situations de maltraitance.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La prévention de la maltraitance</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’État Français, garant de la protection des personnes vulnérables, conduit, depuis le début des années 2000, une&nbsp;<a href="https://solidarites-sante.gouv.fr/affaires-sociales/personnes-agees/maltraitance-des-personnes-vulnerables/article/orientations-prioritaires-de-la-politique-nationale">politique active</a>&nbsp;de lutte contre la maltraitance et de promotion de la bientraitance. La prévention&nbsp;passe par quatre points principaux.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Informer et sensibiliser le public et les professionnels</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’information et la sensibilisation du public et des professionnels est essentielle pour améliorer le signalement et la connaissance des faits de maltraitance, mais aussi pour développer une prise de conscience. On peut commettre des actes de maltraitance de façon passive sans véritablement s’en rendre compte. Aussi la connaissance du phénomène peut permettre de modifier son comportement.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Faciliter le&nbsp;signalement</strong></h3>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="419" height="591" src="https://formassad.fr/wp-content/uploads/2023/09/maltraitance-personnes-vulnerables-2.png" alt="" class="wp-image-2127"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le signalement est essentiel car il permet d’intervenir et de protéger&nbsp;les personnes vulnérables victimes de maltraitance. Toute personne témoin d’un cas de maltraitance doit alerter les autorités. Il s’agit de la loi. Plusieurs possibilités existent&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.le3977.info/">Appeler le 39 77</a>, la plate-forme nationale d’écoute contre la maltraitance gérée par ALMA, l’association Allo maltraitance des personnes âgées et ou personnes handicapées,&nbsp; qui dispose de centres d’écoute. Ce numéro est gratuit.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Une personne écoutera votre présentation de la situation et vous conseillera sur les démarches à entreprendre. Elle transmettra votre dossier à la structure départementale avec laquelle elle a passé convention pour le traitement de ces situations.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Lorsque la maltraitance est le fait d’un professionnel travaillant dans un établissement ou un service&nbsp;: contacter son supérieur hiérarchique.</li>



<li>Faire un signalement au Procureur et aux services de Police ou Gendarmerie.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">En cas d’urgence, la situation de maltraitance (de maltraitance grave ou/et de danger imminent et manifeste) doit être signalée au Procureur et aux services de Police ou Gendarmerie.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les&nbsp;dispositifs d’aide, d’écoute et de formation des aidants</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les phénomènes de maltraitance ayant principalement lieu au domicile, il s’agit d’accompagner et de soutenir au mieux les aidants. L’aide aux familles passe par l’écoute et l’expression des souffrances afin d’éviter l’isolement et l’épuisement qui peut conduire à des situations de maltraitance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’article&nbsp;<a href="https://www.cairn.info/revue-empan-2003-4-page-134.htm">Maltraitance des personnes âgées et communication</a>&nbsp;(Moguen-Boudet, Courtois, Mate; 2003), les auteurs proposent trois axes de travail dans ce sens : l’existence de groupes de parole, l’accès facilité à un psychologue, le désenclavement de la relation de dépendance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les <a href="https://www.aidants.fr/">associations d’aidant</a> oeuvrent en ce sens, et doivent être soutenues par la création de plus nombreux accueils de jour et accueils temporaires.<a href="https://www.formassad.fr/"> La formation</a> est également un moyen de soutenir les aidants et de leur permettre de « muscler » leurs habiletés de communication et de gestion des situations difficiles, mais aussi de prendre du recul sur leur situation et analyser leurs pratiques.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Dans les établissements médico-sociaux : mise en œuvre d’une politique active de prévention, repérage des risques de maltraitance et d’une démarche de bientraitance dans les établissements</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette politique est une&nbsp;<a href="https://solidarites-sante.gouv.fr/affaires-sociales/personnes-agees/maltraitance-des-personnes-vulnerables/article/orientations-prioritaires-de-la-politique-nationale">priorité nationale</a>&nbsp;depuis plus de 10 ans en France.&nbsp;Elle passe par un renforcement des contrôles au sein des établissements, un renforcement des procédures&nbsp;de suivi et de traitement des signalements de maltraitance mais aussi par un accompagnement des établissements au développement d’une culture de la bientraitance. A ce titre l’<a href="https://www.anesm.sante.gouv.fr/spip.php?page=article&amp;id_article=128">ANESM</a>&nbsp;a publié de nombreux guides, repères et outils pour les établissements entièrement disponibles en ligne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette démarche passe aussi par la <a href="https://www.formassad.fr/">formation des professionnel</a>s afin qu’ils développent des connaissances sur le phénomène mais aussi qu’ils fasse le point sur leur pratique et puissent adapter leurs comportements afin de respecter au mieux la personne aidée. Cela nécessite une réflexion en équipe pour trouver le meilleur équilibre possible entre le respect et le bien-être de l’usager, ceux de la famille et ceux des professionnels dans le cadre singulier de l’accompagnement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La bientraitance se doit d’être une recherche permanente et active du bien-être, du mieux-être, une responsabilité partagée par l’organisation et les personnels, doit donc être portée avant et surtout, par les notions de respect des personnes, de considération, d’humain, de bienveillance…cette bienveillance étant un retour sur soi-même, un recul, une analyse des pratique, personnelle, en équipe, vers les personnes, vers les familles et proches.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette bienveillance-là, est le chaînon essentiel vers la bientraitance.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Découvrez nos formations pour les professionnels autour du <a href="https://formassad.fr/themes/bientraitance-prevention-de-la-maltraitance/">thème de la prévention de la maltraitance et la promotion de la bientraitance</a>.</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Psychothérapie assistée par l’animal</title>
		<link>https://formassad.fr/actualites/personnes-agees/psychotherapie-assistee-par-lanimal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[kezart]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Oct 2016 15:03:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Personnes âgées]]></category>
		<category><![CDATA[animal]]></category>
		<category><![CDATA[Ehpad]]></category>
		<category><![CDATA[psychothérapie]]></category>
		<category><![CDATA[zoothérapie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il est désormais démontré que la présence de nos animaux domestiques a des effets&#160;bénéfiques sur le bien-être, la santé physique et psychique, sur les malades atteints de&#160;démence sénile (par exemple la maladie d’Alzheimer) et qu’enfin l’animal assure un rôle de&#160;catalyseur social. En 1988, l’institut national de santé publique aux Etats-Unis (NIH) déclare que laproblématique de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Il est désormais démontré que la présence de nos animaux domestiques a des effets&nbsp;bénéfiques sur le bien-être, la santé physique et psychique, sur les malades atteints de&nbsp;démence sénile (par exemple la maladie d’Alzheimer) et qu’enfin l’animal assure un rôle de&nbsp;catalyseur social.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 1988, l’institut national de santé publique aux Etats-Unis (NIH) déclare que la<br>problématique de la présence des animaux de compagnie auprès de l’Homme doit être&nbsp;abordée en termes de santé, de bien-être et de qualité de vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La septième conférence internationale sur les relations entre les hommes et les animaux, qui&nbsp;s’est déroulée à Genève en septembre 1995, sous le patronage des ministères de la santé&nbsp;américain et suisse, était soutenue par l’OMS.&nbsp;L’OMS tenait ainsi à : « marquer sa reconnaissance des effets positifs sur la santé que peut apporter l’animal de compagnie, notamment dans les domaines des maladies cardiovasculaires, des soins palliatifs, des maladies mentales et de la gériatrie ».</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des effets positifs sur la santé</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Selon Dembicki, il existerait aussi une relation entre la présence d’un animal, la prise de nourriture et le statut nutritionnel.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une étude prospective réalisée sur dix mois auprès de 71 adultes suite à l’acquisition d’un animal familier (chien ou chat), Serpell en 1991 montre que l’incidence des problèmes mineurs de santé a significativement diminué chez les propriétaires d’animaux de compagnie et que cet effet s’est prolongé jusqu’au dixième mois chez les propriétaires de chiens (P &lt; 0.0001 à 1 mois, P &lt; 0.0001 à 6 mois et P = 0.02 à 10 mois). Les propriétaires de chiens ont ressenti une amélioration de leur bien-être psychologique et une amélioration de la perception d’eux-mêmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les maisons de retraite et autres établissements pour personnes âgées qui accueillent les animaux des résidents rapporteraient&nbsp;<strong>moins d’infections et d’hospitalisation. Le taux de morbidité serait aussi plus faible et le renouvellement de personnel serait 30 % moins important</strong>&nbsp;que dans les autres établissements n’accueillant pas les animaux de compagnie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Certains travaux soulignent les effets anxiolytiques de la présence du chien.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, l’anxiété et l’isolement social constituent aussi des facteurs de risque de maladies cardiovasculaires. L’isolement social a d’ailleurs été reconnu comme étant à risque en Australie par the National Heart Foundation of Australia.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des chercheurs ont trouvé qu’une visite de 12 minutes avec un chien avait un effet sur les fonctions cardiaques et pulmonaires par baisse de pression sanguine</strong>&nbsp;(pression atriale gauche, pression systolique de l’artère pulmonaire), par réduction des concentrations d’hormones déchargées lors de stress et en baissant l’anxiété parmi les patients ayant souffert d’un infarctus du myocarde.La thérapie assistée par l’animal réduirait la pression sanguine parmi les personnes en bonne santé et les individus souffrant d’hypertension. Les concentrations sanguines d’adrénaline et de noradrénaline ont été mesurées. Les concentrations d’adrénaline s’effondrent de 17 % pour les participants qui ont reçu la visite d’un chien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Friedmann et coll. ont montré que 58 % des patients ayant survécu un an après un infarctus du myocarde ou une angine de poitrine avaient un ou plusieurs animaux. Parmi les patients qui n’étaient pas propriétaires d’animaux de compagnie, 23 % sont décédés. Parmi les propriétaires, 6 % sont décédés.<br>Pour tenter d’expliquer les effets sur la santé des patients atteints de maladie cardiovasculaire&nbsp;ou de la population dans son ensemble, trois mécanismes ont été envisagés, ce sont :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>• la diminution du sentiment de solitude et de dépression,</strong><br><strong>• la diminution de l’anxiété,</strong><br><strong>• l’incitation à l’exercice physique.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Chez les patients atteints d’hypertension artérielle le chien a un rôle de stimulus qui&nbsp;<strong>favorise la relaxation</strong>&nbsp;(état de détente qu’elle soit psychique, physique ou musculaire, aptitude à réduire ou à éliminer ces tensions).</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un catalyseur social</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le chien apporte un support social, une compagnie, un bien-être et une estime de soi, de même qu’une intégration dans la société.</strong><br>Une étude a évalué l’effet de la thérapie assistée par l’animal sur la solitude. Une session de 30 minutes par semaine de thérapie assistée par l’animal, pendant 6 semaines, réduit significativement le sentiment de solitude.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le rôle de catalyseur social du chien a été très largement étudié.</strong>&nbsp;L’effet d’un programme de chiens visiteurs a été évalué auprès de personnes âgées dépressives. Ces visites répétées avec le même animal permettaient l’instauration d’une relation affective, et les patients appréciaient de pouvoir nourrir, promener et s’occuper du chien. Le terme de lubrifiant social&nbsp;est aussi employé pour parler du chien. Ryder a rapporté le cas d’une patiente, n’ayant plus parlé depuis trois mois, qui s’était remis à parler lorsque des animaux avaient été admis dans sa maison de retraite.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La présence de chiens favorise l’interaction et la conversation avec des personnes inconnues.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, le chien sert de sujet de conversation. Certains parlent même de chiens comme un antidote pour rompre l’anonymat de nos sociétés contemporaines.<br>Pour les personnes âgées dont les interactions sociales sont limitées, des animaux de compagnie peuvent être source de relation ainsi que de contacts tactiles. Dans une étude avec un chien visiteur, l’observation de résidents en maisons de retraite montrait que 85 à 93 % de ces personnes touchaient ou caressaient le chien avec une moyenne de quinze à vingt fois par individu.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Bénéfices spécifiques pour les malades atteints de la maladie d’Alzheimer</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La maladie d’Alzheimer se caractérise par « une démence de type dégénérative créant à la fois&nbsp;un ralentissement des capacités intellectuelles, une perte des habiletés à exécuter les activités de la vie courante et une désorganisation de la personnalité ». Une détérioration progressive de l’état général est observée. Quand la maladie évolue, elle fait place à différents troubles : des problèmes de mémoire, de communication, de perception, d’orientation, de jugement, d’agitation et d’agressivité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La présence d’un chien dans un établissement, serait à l’origine d’une augmentation de comportements sociaux appropriés, tels que des sourires et des rires, chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer. Chez ces personnes, les bénéfices suivants sont rapportés : bien-être physique et psychologique, augmentation de l’estime de soi, création d’un effet calmant et stimulant les réminiscences d’expériences passées auprès des animaux, réduction de l’irritabilité, diminution de la fréquence cardiaque et baisse de l’émission de sons inappropriés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La réminiscence d’expériences passées avec l’animal</strong>&nbsp;par les personnes souffrant de démence s’explique par le fait que l’animal est ancré dans la mémoire émotionnelle des personnes âgées et cette mémoire émotionnelle est plus longuement préservée chez les patients atteints de DTA. Les médecins évoquent le « plongeon rétrograde » qui permet d’accéder aux souvenirs anciens et donc de se remémorer des expériences. Cette remémoration permet à ces patients d’améliorer le sentiment d’identité qui est très fréquemment déficitaire chez eux. Lorsqu’une personne agitée évoque verbalement des souvenirs, cela constitue un moyen de communiquer de façon significative entre celle-ci et un&nbsp;intervenant. L’animal est alors un élément de diversion. Cette méthode porte le nom de « stratégie de diversion par réminiscence autobiographique lors de réactions catastrophiques ». De plus, les comportements perturbateurs sont fréquemment observés en fin de journée ou lors de périodes de soins.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Aussi, le chien pourrait servir d’élément de diversion lors de ces moments particulièrement&nbsp;</strong><strong>difficiles, les problèmes comportementaux ayant tendance à diminuer en sa présence.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, quand la maladie progresse, la communication non verbale remplace la communication verbale. Les personnes atteintes de DTA utilisent donc le langage corporel pour exprimer leurs émotions. Les intervenants doivent alors favoriser les regards, l’utilisation&nbsp;du toucher, l’observation des émotions et des mouvements. Un chien permettrait alors de favoriser cette communication non verbale.<br>McCabe et coll. ont étudié l’existence d’un rapport entre la présence d’un animal résidant dans une unité de soins pour personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et la prise de&nbsp;médicaments. L’échantillon était composé de 22 résidents atteints par la maladie d’Alzheimer et qui vivaient dans une unité de soins spécialement dédiée à cette maladie. Les médicaments prescrits à ces patients étaient pour 22.7 % d’entre eux des antidépresseurs, pour 50 % des antipsychotiques, pour 9.1 % des benzodiazépines et pour 18.2 % des anxiolytiques. Un chien était présent toute la journée pendant quatre semaines. Les résultats de cette étude ont montré qu’une baisse des comportements perturbateurs avait lieu pendant la journée en présence du chien (l’agressivité passant d’une moyenne de 13.95 avant l’intervention du chien à 7.95 après ; les comportements irrationnels de 11.86 à 8.23 ; le fait de dormir de 4.41 à 2.73 ; l’ennui de 3.41 à 1.36)</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des bénéfice pour les patients, les familles et les soignants</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les activités associant l’animal à visée thérapeutique représentent des bénéfices non seulement pour les patients, mais aussi pour les familles et les membres de l’équipe soignante.</strong><br>Lorsque les familles viennent rendre visite à leurs proches, elles ne voient souvent pas d’amélioration, mais, au mieux, une stabilisation des symptômes et parfois une progression de la maladie. Il faut donc aussi prendre en compte la souffrance des familles qui font parfois face à un sentiment de culpabilité d’avoir placé leurs parents en institution et de ne pas s’en occuper eux-mêmes. Aussi, le moindre signe de rattachement à la réalité, ne serait-ce que par une marque d’attention qui n’avait plus lieu jusque là, un sourire, des paroles, voire même une&nbsp;conversation sensée dont le chien serait le sujet de base, apporteraient un soulagement aux familles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Si la présence d’un chien permet d’améliorer l’humanité de ces lieux où nos proches terminent leur vie, il faut amplifier cette procédure.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif est aussi de stimuler une forme de vie dans l’établissement, et, par là-même, de rapprocher les familles qui parfois espacent leurs visites de leurs proches.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La visite du chien en établissement produirait une atmosphère familiale symbolisant et recréant la maison</strong>. Les animaux peuvent servir de substitut pour les enfants qui ne rendent pas visite aux résidents, non pas en remplaçant les enfants, mais en apportant du réconfort aux résidents. La présence d’animaux peut également encourager les enfants à rendre visite à leurs proches.<br><strong>Enfin, l’introduction d’animaux modifierait aussi le comportement de l’équipe soignante dans les institutions pour personnes âgées, les rendant plus optimistes et traitant les patients et l’animal avec plus de sensibilité.</strong><br>Les références pré-citées sont issues de travaux de recherches et proviennent de la thèse d’exercice de docteur vétérinaire de Eve FRADIN.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Article écrit par Jean Marie SILOU, de psychologue/neuropsychologue du vieillissement</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces références nourrissent son projet de psychothérapie assistée par l’animal auprès d’une population concernée par le vieillissement normal et pathologique et qui consiste à mettre en place de la thérapie cognitivo-comportementale sur syndrome post-chute, traitement de la dépression, renforcement de l’estime de soi, traitement de l’apathie, prise en charge des troubles psycho-comportementaux dans les démences,…, travaux de recherche.</p>
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		<title>Démence, troubles du comportement et mécanismes de défenses</title>
		<link>https://formassad.fr/actualites/personnes-agees/demence-troubles-du-comportement-et-mecanismes-de-defenses/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[kezart]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Apr 2016 14:49:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Personnes âgées]]></category>
		<category><![CDATA[Alzheimer]]></category>
		<category><![CDATA[démence]]></category>
		<category><![CDATA[trouble du comportement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Agitation, anxiété, déambulation, agressivité, désorientation… les troubles du comportement chez la personne âgée démente sont le quotidien des équipes transdisciplinaires travaillant en gérontologie (USLD, EHPAD, SSIAD, accueil de jour, UHR, PASA, etc…). Ils peuvent être très perturbateurs pour l’entourage et causer une grande détresse et sentiment d’impuissance chez les aidants. Si les troubles du comportement [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Agitation, anxiété, déambulation, agressivité, désorientation… les troubles du comportement chez la personne âgée démente sont le quotidien des équipes transdisciplinaires travaillant en gérontologie (USLD, EHPAD, SSIAD, accueil de jour, UHR, PASA, etc…). Ils peuvent être très perturbateurs pour l’entourage et causer une grande détresse et sentiment d’impuissance chez les aidants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si les troubles du comportement font partie de la symptomatologie de la maladie d’Alzheimer et des démences apparentées, il n’en est pas moins qu’un comportement ne résulte pas seulement d’une analyse cognitive mais aussi et surtout de sentiments et d’émotions éprouvées. Un comportement troublé, voire troublant ne peut être réduit au diagnostic de démence. Que veut nous dire la personne par son comportement&nbsp;? Quel sens donner à ce comportement, à ce moment précis et dans ce contexte précis&nbsp;? Est-ce une réaction à la douleur, un délire, une protection psychique&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">A travers un approfondissement des notions de comportement et de mécanismes de défense, il s’agit de découvrir des pistes pour mieux appréhender les troubles du comportement perturbateurs chez les patients touchés par une démence de type Alzheimer.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La notion de comportement</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Selon la définition du Larousse de Psychologie un comportement est une manière d’être et d’agir des animaux et des hommes, manifestations objectives de leur activité globale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du point de vue des neurosciences, les comportements sont des actes complexes résultant de diverses actions coordonnées par les centres cérébraux. Ils sont liés aux perceptions sensorielles et à la façon dont notre cerveau traite l’ensemble des informations externes et internes en fonction des apprentissages et des expériences emmagasinées dans notre cortex. D’une certaine manière un comportement exprime une forme de représentation et de construction d’un monde particulier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A partir de quel moment un comportement devient-il troublé, nous permettant de parler de trouble du comportement&nbsp;?</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La notion de trouble du comportement</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) propose la définition suivante des troubles du comportement&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;Par troubles mentaux et du comportement, on entend des affections cliniquement significatives qui se caractérisent par un changement du mode de pensée, de l’humeur (affects) ou du comportement associé à une détresse psychique et/ou à une altération des fonctions mentales».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par parler de trouble du comportement, il faut que soient présentes les trois caractéristiques suivantes&nbsp;: la conduite est inadaptée ou aberrante compte tenu du contexte où elle se produit, il y a rupture avec le comportement antérieur et enfin il doit y avoir un retentissement sur les actes de la vie quotidienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cas de la maladie d’Alzheimer ou de démences apparentées, on parle souvent de symptômes comportementaux et psychologiques des démences (SCPD). Ce sont souvent ces symptômes qui perturbent le plus l’entourage et qui sont à l’origine d’une hospitalisation ou d’une institutionnalisation définitive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi ces troubles du comportement&nbsp;on peut citer&nbsp;: l’exaltation, l’euphorie, l’anxiété, les idées délirantes, les hallucinations, l’agitation, l’agressivité, l’impulsivité, la désinhibition, l’apathie, l’indifférence, les troubles du sommeil, l’irritabilité, l’instabilité de l’humeur, les troubles de l’appétit, la dépression…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>HAS&nbsp;: Troubles du comportement perturbateurs</em></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="652" height="409" src="https://formassad.fr/wp-content/uploads/2023/09/demence-troubles-comportement-1.png" alt="" class="wp-image-2100" srcset="https://formassad.fr/wp-content/uploads/2023/09/demence-troubles-comportement-1.png 652w, https://formassad.fr/wp-content/uploads/2023/09/demence-troubles-comportement-1-580x364.png 580w, https://formassad.fr/wp-content/uploads/2023/09/demence-troubles-comportement-1-400x250.png 400w" sizes="(max-width: 652px) 100vw, 652px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Or un comportement même troublé reste un comportement, en tant que manière d’agir ou d’être en réaction à des perceptions sensorielles et à leur traitement par le cerveau, que ce soit au niveau cognitif ou émotionnel. Dans le cas d’une démence de type Alzheimer, le patient éprouve des difficultés à analyser ce qu’il ressent, parfois même n’a plus l’usage de la parole pour l’exprimer. Ce qui ne peut plus se dire ou se penser est susceptible de se travestir en réactions troublées… voire troublantes.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Les mécanismes de défense tout au long de la vie</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Le vécu du vieillissement, de la dépendance et de la maladie est une épreuve difficile. Les personnes âgées se retrouvent souvent face à des situations très perturbantes&nbsp;: pertes de proches, institutionnalisation et abandon du domicile, vie en collectivité avec un rythme imposé, perte de repères… Il s’agit de situations qui peuvent engendrer des mécanismes psychiques de défense, afin de nous préserver d’une réalité vécue comme intolérable parce que trop douloureuse. Ces mécanismes de défense revêtent une fonction adaptative. Ce sont des processus involontaires et inconscients qui permettent de supporter des angoisses. Ils font partie de la vie quotidienne et doivent être respectés. Selon les mots de G.Ferrey et G.Le Gouès dans&nbsp;<em>La psychopathologie du sujet âgé</em>&nbsp;«&nbsp; la souplesse et la diversité des mécanismes de défense permettent au Moi de tenir en respect les désirs exprimés par le ça&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voici quelques exemples de mécanismes de&nbsp;défense</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le déni</li>



<li>Le mensonge</li>



<li>La banalisation</li>



<li>L’esquive</li>



<li>La fuite en avant</li>



<li>La rationalisation</li>



<li>La régression</li>



<li>L’agressivité</li>



<li>Les troubles du caractère : irritabilité, autoritarisme, reproches, demandes incessantes,</li>



<li>Des comportements d’évitement</li>



<li>Des préoccupations hypocondriaques</li>



<li>L’Idéalisation</li>



<li>L’Identification projective</li>



<li>La mémoire sélective ou attention sélective</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Se pose alors la question du vieillissement des mécanismes de défense, en particulier dans le cas des personnes atteintes de démence de type Alzheimer. Les mécanismes de défense se construisent tout au long de l’existence et évoluent avec le temps et les expériences. Les mécanismes de défense se modifient et surtout se complexifient avec la maturation du psychisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Richard Salicrú avance une hypothèse intéressante inspirée des dernières avancées de la neurologie et de la neuropsychanalyse. Il avance que «&nbsp;les mécanismes de défense, en vieillissant, avec la perte de l’élasticité psychique et organique, se fatiguent, s’érodent jusqu’à quelquefois régresser à leur état premier » et que les comportements troublants des personnes âgées démentes peuvent être pensés comme «&nbsp;les restes archaïques de systèmes défensifs&nbsp;». Dans cette modélisation, les comportements observés sont en fait réactionnels à des situations conflictuelles de base comme la faim, la douleur ou le besoin d’élimination.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Ethique en psycho-gériatrie</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">La personne âgée malade exprime donc bien autre chose que des signes et symptômes regroupés en syndromes et maladies. Ces questionnements sur le sens des comportements dits «&nbsp;troublés&nbsp;» chez les personnes âgées déments ont une résonance éthique&nbsp;et interrogent les modalités d’accompagnement de ces personnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est en considérant «&nbsp;la personne démente comme un sujet à part entière, dans sa dignité, à respecter son intimité, à éviter toute forme d’infantilisation et à soutenir ses capacités défensives&nbsp;» qu’on pourra conserver plus longtemps les aptitudes sociales des patients.&nbsp; Selon R.Salicrú «&nbsp;l’institution, trop souvent, abolit définitivement les capacités défensives en imposant sans discernement les règles du collectif. Les familles, aussi, participent par leur incompréhension des troubles à une démolition systématique des mécanismes de défense déjà mis à mal par les troubles neuro dégénératifs. Cela sous-entend d’être en mesure de supporter les refus, de valider les colères, d’adapter sa propre vision du monde à la distorsion de la vision de la personne démente. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Découvrez quelques une de nos&nbsp;formations sur cette thématique :</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.formassad.fr/formation/761/les-troubles-psycho-comportementaux-dans-la-maladie-dalzheimer-et-demences-apparentees.html">Les troubles psycho comportementaux dans la maladie d’Alzheimer et démences apparentées</a></li>



<li><a href="https://www.formassad.fr/formation/697/prise-en-soins-et-gestion-des-troubles-cognitifs-et-comportementaux.html">Prise en soins et gestion des troubles cognitifs et comportementaux</a></li>



<li><a href="https://www.formassad.fr/formation/846/faire-face-a-lagressivite-et-au-refus-de-soins.html">Faire face à l’agressivité et au refus de soins</a></li>



<li><a href="https://www.formassad.fr/formation/953/approche-relationnelle-de-la-personne-agee-presentant-des-troubles-du-comportement.html">Approche relationnelle de la personne âgée présentant des troubles du comportement</a></li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Ressources documentaires</strong></h3>



<ul class="wp-block-list">
<li>BRUGGEN H. Ce malade qui existe. Le Centurion, 1977.</li>



<li>Charazac P., 2012, Psychothérapie du patient âgé et de sa famille, Paris, Dunod.</li>



<li>Delbeuck X., Pasquier F., 2008, «&nbsp;Démences fronto-temporales&nbsp;», in Belin C., Ergis A.-M., Moreaud O. et al., Actualités sur les démences&nbsp;: aspects cliniques et neuropsychologiques, Marseille, Solal.</li>



<li>Derouesné C., 2008, «&nbsp;Manifestations psychologiques et comportementales de la maladie d’Alzheimer&nbsp;», in Belin C., Ergis A.-M., Moreaud O. et al., Actualités sur les démences&nbsp;: aspects cliniques et neuropsychologiques, Marseille, Solal.</li>



<li>Ferrey G. Le Gouès, G., 2008, Psychopathologie du sujet âgé, Elsevier Masson, Paris.</li>



<li>HAUTE AUTORITE DE SANTE (HAS). Argumentaire des recommandations – Maladie d’Alzheimer et maladies apparentées&nbsp;: prise en charge des troubles du comportement perturbateurs. 2009.&nbsp;<a href="https://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2009-07/maladie_dalzheimer-troubles_du_comportement_perturbateurs-argumentaire.pdf">https://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2009-07/maladie_dalzheimer-troubles_du_comportement_perturbateurs-argumentaire.pdf</a>. consulté le 10 mars 2012.</li>



<li>Kolb, B. et Whishaw I.Q. (2008) Cerveau &amp; comportement (2ème ed.). Bruxelles:</li>



<li>DeBoeck Université.</li>



<li>Maisondieu J Le Crépuscule de la raison, Bayard Centurion, Paris, 2001.</li>



<li>François Math, avec la collaboration de Jean-Pierre Kahn, avec la collaboration de Jean-Pierre Vignal, Neurosciences cliniques, Bruxelles, De Boeck Supérieur, «&nbsp;Neurosciences &amp; cognition&nbsp;», 2008, 452&nbsp;pages.</li>



<li>Perry J.-C., Guelfi J. D., Despland J.-N., Hanin B., Lamas C.,&nbsp;2009, Mécanismes de défense&nbsp;: principes et échelles d’évaluation, Issy-les-Moulineaux, Elsevier Masson.</li>



<li>Ploton L La Personne âgée&nbsp;: son accompagnement médical et psychologique et la question de la démence, Chronique Sociale, Lyon, 1990</li>



<li>Regnier Chantal, «&nbsp;Questions éthiques en gériatrie.&nbsp;»,&nbsp;Laennec 1/2009 (Tome 57) , p.&nbsp;8-24</li>



<li>ROUSSEAU T. Maladie d’Alzheimer et troubles de la communication évaluation et prise en charge thérapeutique. Elsevier Masson, 2011.</li>



<li>Salicrú R., 2012, Vieillissement et érosion des défenses&nbsp;: La forteresse dévastée, Lyon, Chronique sociale.</li>



<li>Salicrú R., «&nbsp;Troubles du comportement chez&nbsp;la&nbsp;personne âgée&nbsp;: une sexualité «&nbsp;postgénitale&nbsp;» pathologique&nbsp;?.&nbsp;»,&nbsp;Le Journal des psychologues 9/2013 (n° 312) , p.&nbsp;54-59</li>



<li>VON GUNTEN A, KÜNG A, CAMUS V. Prise en charge globale et thérapies actuelles de la démence de type Alzheimer. In&nbsp;: Schenk F, Leuba G, Büla C, editors. Du vieillissement cérébral à la maladie d’Alzheimer&nbsp;: autour de la notion de plasticité. De Boeck, 2004&nbsp;; 264-90.</li>
</ul>
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		<item>
		<title>Les métiers de l’aide à domicile : essor et professionnalisation</title>
		<link>https://formassad.fr/actualites/formation-continue/les-metiers-de-laide-a-domicile-essor-et-professionnalisation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[kezart]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Sep 2015 14:42:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Formation continue]]></category>
		<category><![CDATA[Handicap]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au sein du secteur d’activité très dynamique des services à la personne, les métiers de l’aide à domicile se diversifient et se professionnalisent, accompagnés par un système de formation souple et évolutif. Dans le domaine des&#160;services à la personne, on distingue les services d’aide à domicile, notamment par le caractère social de l’aide qui les [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Au sein du secteur d’activité très dynamique des services à la personne, les métiers de l’aide à domicile se diversifient et se professionnalisent, accompagnés par un système de formation souple et évolutif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le domaine des&nbsp;<a href="https://www.formassad.fr/blog/les-services-a-la-personne-et-laide-a-domicile/">services à la personne</a>, on distingue les services d’aide à domicile, notamment par le caractère social de l’aide qui les différencie d’une simple intervention de type ménager, exercée par des femmes de ménage ou des employés de maison.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Grâce à l’intervention de ces professionnels souvent complétée et coordonnée avec d’autres services (travailleurs sociaux, soins à domicile), des personnes handicapées, des personnes âgées ou des familles ont la possibilité de rester dans leur cadre de vie habituel et de conserver une certaine autonomie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les professionnels des métiers de l’aide à domicile interviennent auprès&nbsp;<em>«&nbsp;des familles, des enfants, des personnes âgées, des personnes malades et des personnes handicapées, pour une aide dans la vie quotidienne, le maintien à domicile, la préservation, la restauration et la stimulation de l’autonomie des personnes, leur insertion sociale et la lutte contre l’exclusion.&nbsp;»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Extrait du&nbsp;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000227647&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=id" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Décret n° 2002-410 du 26 mars 2002 portant création du diplôme d’Etat d’auxiliaire de vie sociale</a></p>



<h2 class="wp-block-heading">Des évolutions de la société qui contribuent à l’essor de l’aide à domicile</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un ensemble de dynamiques dans la structure et l’évolution de la population française, permet d’expliquer l’essor du secteur de l’aide à domicile.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le vieillissement de la population</strong>&nbsp;crée une demande croissante pour l’aide à domicile de la part de personnes âgées de plus en plus en nombreuses. Par ailleurs, au fur et à mesure que la durée de vie s’allonge, ces personnes sont également de plus en plus sujettes aux différentes dépendances engendrées par le vieillissement, et présentent donc un besoin d’assistance aussi de plus en plus important.</p>



<figure class="wp-block-image size-full" id="attachment_347"><img decoding="async" width="491" height="527" src="https://formassad.fr/wp-content/uploads/2023/09/pyramide-age-2015.png" alt="" class="wp-image-2084"/><figcaption class="wp-element-caption">Pyramide des âges en France en 2015 – source: INSEE</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’évolution des structures familiales</strong>&nbsp;réduit la possibilité de prise en charge des personnes âgées par leurs familles. Cette tendance repose sur la fragmentation croissante des structures familiales (divorces, familles monoparentales, familles recomposées…) ainsi que sur l’augmentation de l’activité des femmes après 45 ans qui les rendent moins apte à s’occuper de parents âgées à leur domicile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’assistance maternelle est elle aussi en hausse, résultant également de&nbsp;<strong>l’activité croissante des femmes</strong>&nbsp;et du besoin de prise en charge d’enfants en bas âge dont les parents sont maintenant, tous deux, plus souvent occupés à leurs activités professionnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les départs en retraite</strong>&nbsp;sont aussi un facteur qui affectera particulièrement les métiers d’aide à domicile et d’assistante maternelle. Dans ces deux professions l’âge médian est proportionnellement plus élevé car ces postes sont statistiquement plus souvent occupés par des femmes reconverties ou ayant fait une pause dans leur carrières. Comme les effectifs de ces deux professions sont importants, le DARES estime que le nombre total de poste à renouveler entre 2012 et 2022 avoisinera les 500&nbsp;000 emplois.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La baisse du nombre de médecins</strong>&nbsp;programmée à l’horizon 2030 devrait elle aussi reporter les besoins grandissant d’assistance médicale sur les professions d’aide à domicile, en tout cas en ce qui concerne les petits ennuis de santé qui ne requièrent pas d’intervention médicale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le développement de la médecine ambulatoire</strong>&nbsp;s’appuie sur une assistance croissante de l’aide à domicile. Afin de pallier aux déserts médicaux, les médecins prescrivent plus souvent le recours à des aides à domicile, en particulier pour l’assistance des personnes à mobilité réduite et le maintien des personnes âgées à domicile.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les métiers de l’aide à domicile&nbsp;: des métiers d’avenir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces changements et ces nouveaux phénomènes dans notre société entraînent une demande de plus en plus forte en service de soins et d’assistance à domicile. L’aide à domicile offre ainsi des perspectives intéressantes pour l’emploi en France sur le long terme. L’allongement de la durée de vie des individus et le vieillissement de la population générale sont deux facteurs clés du développement de l’aide à domicile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, un ensemble de mesures publiques favorables au secteur des <a href="https://formassad.fr/personnes-agees/les-services-a-la-personne-et-laide-a-domicile/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">services à la personne</a> contribue également au développement des métiers de l’aide à domicile et lui assurent une certaine pérennité pour les années à venir. Le plan Borloo de développement des services à la personne lancé en février 2005, a largement contribué à cet essor, avec la mission de :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>favoriser l’emploi et le dynamisme économique</li>



<li>améliorer les conditions de travail et la qualification des salariés dans ce secteur</li>



<li>apporter une réponse à la perte d’autonomie et au handicap.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Un rapport de la Direction de la Recherche, des Etudes et des Statistique – DARES – intitulé «&nbsp;<a href="https://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/CGSP_DARES_Les_metiers_en_2022.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Les métiers en 2022</a>&nbsp;» et publié en juillet 2014, montre que l’action conjuguée des départs en retraite et la création de nouveaux emplois devrait&nbsp; aboutir à près 800&nbsp;000 postes à pourvoir par an en France entre 2012 et 2022, toutes professions confondues. Parmi ces emplois, le rapport souligne la forte dynamique dans le secteur des professions de soins et d’assistance aux personnes fragiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le DARES, les professions d’aide à domicile, aides-soignants et infirmiers devraient ainsi assister à une création nette de 350&nbsp;000 emplois d’ici 2022. Toutes professions confondues, le métier d’aide à domicile devrait être le plus créateur d’emploi en France à l’horizon 2022, avec près de 160&nbsp;000 emplois créés, ce qui équivaut à un accroissement de 2,6% par an.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autres professions d’action sociale, aide aux personnes âgées ou aux personnes handicapées et soutien aux jeunes en difficulté, devraient aussi suivre une tendance à la hausse, néanmoins moins marquée que par le passé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi les métiers d’assistance aux personnes fragiles et en particulier, d’aide à domicile devraient continuer leur essor et être les plus pourvoyeurs de création nette d’emploi d’ici 2022.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le métier d’aide à domicile</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le recours à l’intervention d’un aide à domicile est souvent une nécessité pour des personnes seules ou en difficulté temporaire. Cette assistance permet à ces personnes fragiles de poursuive une existence plus sereine grâce à son assistance pratique dans les tâches quotidiennes, son accompagnement dans la vie sociale et bien souvent, aussi, son soutien moral et psychologique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De par son aide dans l’accomplissement de tâches utiles du quotidien, l’aide à domicile soulage les personnes dans le besoin du poids de leur dépendance. Nombre de personnes âgées, malades ou handicapées ne sont en effet pas en mesure d’accomplir certaines activités, habituellement banales, qui compliquent leur vie de tous les jours. L’aide à domicile offre ainsi un recourt précieux dans les tâches suivantes&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Entretien du domicile de la personne accompagnée&nbsp;: ménage, petits travaux d’entretien ou de réparation nécessaires, lessive, repassage</li>



<li>Assurance des besoins alimentaires&nbsp;: courses, cuisine, assistance à la prise des repas</li>



<li>Assistance à l’autonomie physique&nbsp;: réveil, coucher, marche et déplacements</li>



<li>Accompagnement dans l’hygiène personnelle&nbsp;: toilette, habillage, assistance aux WC</li>



<li>Soutien psychologique et intellectuel&nbsp;: écoute, conversation, jeux, lecture</li>



<li>Aide aux démarches administratives, prise des rendez-vous, gestion du budget</li>



<li>Formation pour l’autonomie sur le plan de l’hygiène</li>



<li>Maintien des rapports sociaux en relation avec la famille et avec les autres prestataires</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">Les qualités requises pour l’aide à domicile</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le métier d’aide à domicile exige avant tout des&nbsp;<strong>qualités relationnelles, d’écoute et d’empathie</strong>&nbsp;pour accompagner au mieux des personnes en perte d’autonomie et leur permettre d’entretenir des projets de vie et des rapports sociaux. Son utilité sociale est avant tout basée sur une relation harmonieuse aidant-aidé ancrée sur le respect et la confiance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Etant donné la diversité des activités à accomplir, l’aide à domicile doit aussi faire preuve une grande&nbsp;<strong>polyvalence</strong>. A l’écoute, bon communiquant et organisé, il doit être&nbsp;<strong>autonome</strong>&nbsp;et savoir prendre des initiatives. L’aide à domicile doit aussi avoir une bonne condition physique car certaine tâches peuvent requérir un effort important, en particulier dans l’assistance aux personnes à mobilité réduite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au contact de personnes en difficulté, l’aide à domicile est fréquemment confronté à une grande souffrance physique et émotionnelle. Il lui est donc aussi impératif d’être moralement solide et d’être capable de soutenir des personnes fragiles qui peuvent être atteint d’épisode passager ou chronique de détresse psychologique, avec un grand sens de la dignité et de l’éthique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les aides à domiciles travaillent généralement au sein d’une association ou autre structure. Les capacités de communication, de travail en équipe sont un vrai plus, notamment afin de limiter les conflits entre collègues, savoir faire remonter les informations importantes et faciliter la coordination. Les situations à gérer au domicile auprès de certaines personnes aidées et/ou de leur entourage peuvent être délicates, aussi il est important de ne pas y ajouter des difficultés de communication ou des conflits supplémentaires.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les différents métiers de l’aide à domicile</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les métiers de l’aide à domicile sont habituellement classés en fonction du niveau de responsabilité, de qualification et d’expérience&nbsp;des professionnels :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Agent à domicile</strong>: en charge des activités domestiques et administratives simples, l’agent à domicile agit sous la responsabilité d’un supérieur hiérarchique, généralement dans la profession infirmière.</li>



<li><strong>Employé à domicile</strong>: assistant et soulageant les personnes dépendantes à domicile, l’employé à domicile est en charges des actes domestiques ou administratifs habituels de la vie quotidienne.</li>



<li><strong>Auxiliaire de vie sociale</strong>: les auxiliaires de vie sociale travaillent en équipe à la place ou en soutien des personnes âgées, handicapées ou familles qui dont dans l’incapacité d’effectuer certaines tâches de manière temporaire ou chronique. Ils peuvent être en charge des activités ordinaires (lever, coucher, alimentation, habillage…), des tâches quotidiennes (linge, nettoyage, repas…) ou activités sociales, relationnelles ou démarches administratives.</li>



<li><strong>Technicien de l’intervention sociale et familiale</strong>&nbsp;: exerçant un soutien éducatif, technique et psychologique auprès des personnes les plus fragilisées, le technicien de l’intervention sociale et familiale est en charge des activités ménagères ou familiales. Détenteur d’une expérience de terrain importante préalable à l’obtention du titre de technicien de l’intervention sociale et familiale, il contribue à maintenir l’équilibre des familles et les accompagne à travers une action préventive et sociale.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">La formation des aides à domicile</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour exercer en tant qu’aide à domicile auprès de familles, de personnes âgées ou handicapées, une formation (de type initial ou continu) validée par un diplôme professionnel de niveau V est impérative. Le diplôme est un diplôme d’Etat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Accessible à toute personne détentrice d’un brevet des collèges, les différentes formations proposées, d’un à deux ans, débouchent sur les diplômes plus ou moins spécialisés suivants&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>CAP Assistant technique en milieux familial et collectif</li>



<li>CAP Petite enfance</li>



<li>BEP Carrières Sanitaires et Sociales, mention complémentaire Aide à domicile</li>



<li>Diplôme d’Etat Auxiliaire de Vie Sociale (qui a remplacé l’ancien Certificat d’Aptitude aux Fonctions d’Aide à Domicile)</li>



<li>Mention Complémentaire Aide à Domicile (MCAD) qui se prépare après un CAP ou un BEP.</li>



<li>Bac Pro de proximité et vie locale</li>



<li>Bac Pro accompagnement, soins et service à la personne</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Avec trois ans d’expérience dans le domaine, les professionnels de l’aide à domicile peuvent également être admis aux concours. Ces diplômes sont les seuls qui habilitent les professionnels pour exercer à domicile en indépendant, en tant que membre d’une association ou employé d’une entreprise ou d’une collectivité locale.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La formation continue pour l’aide à domicile</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;Il est à prévoir que les besoins d’aide à domicile iront en se diversifiant et nécessiteront de nouvelles formes d’intervention. Il sera donc nécessaire d’associer à la formation de base des formations complémentaires permettant l’approfondissement des connaissances et l’acquisition de nouveaux savoir-faire liés à des situations spécifiques (exemple : accompagnement des personnes présentant une détérioration mentale, y compris la maladie d’Alzheimer, personnes atteintes du sida, personnes lourdement handicapées …).&nbsp;»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Extrait de l’<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=B03192A664777EC14F11F1E9785ABDC8.tpdila12v_1?cidTexte=LEGITEXT000006060366&amp;dateTexte=20150302" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Arrêté du 15 décembre 1993 instituant un certificat d’aptitude aux fonctions d’aide à domicile</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les différents intervenants du secteur de l’aide à domicile présentent de fortes disparités dans leurs niveaux de qualification et d’expérience. Afin d’assurer la qualité des services d’aide à domicile, la formation, et en particulier la formation continue, joue un rôle crucial pour le maintien et le développement des compétences des professionnels de l’aide à domicile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La plupart du temps, c’est à travers une formation continue que les aides à domicile reprennent les études et/ou valident les acquis et obtiennent les diplômes qui leur permettent d’exercer leur profession aux domiciles des personnes dépendantes. Ces formations certifiantes suivent les directives nationales définies globalement dans les thèmes de la santé, de la prévention et de l’autonomie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins au-delà des diplômes, la formation professionnelle tout au long de la vie permet aux salariés de maintenir leurs acquis, de développer leurs compétences et d’acquérir des savoirs et savoir-faire liés aux situations spécifiques rencontrées dans l’accompagnement de certaines catégories de personnes âgées, handicapées ou malades (<a href="https://formassad.fr/personnes-agees/infographie-la-maladie-dalzheimer/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">maladie d’Alzheimer</a>, tétraplégie, troubles musculo-squelettiques, etc.).</p>



<p class="wp-block-paragraph">En renfort des connaissances de bases, la formation continue permet de coller à la réalité du terrain et de suivre au plus près les dernières technologies et méthodes pratiques. De nombreuses thématiques, très peu abordées dans les formations initiales s’avèrent essentielle aux intervenant dans leur mission d’accompagnement. On pense par exemple à la bientaitance, la communication en général et avec les personnes âgées atteintes notamment d’Alzheimer, l’accompagnement de fin de vie, la diététique…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voici quelques exemples de formations professionnelles continues que nous proposons, qui apportent des connaissances et compétences spécifiques aux professionnels de l’aide à domicile&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Maladie d’Alzheimer et troubles apparentés&nbsp;: comprendre et accompagner</li>



<li>Prise en charge de la personne handicapée à domicile</li>



<li>Gérer les conflits à domicile, l’agressivité des soignés et/ou de leur famille</li>



<li>Conduites addictives et intervention à domicile</li>



<li>Elaborer un repas agréable à domicile</li>



<li>Travail en équipe et identité professionnelle pour les intervenants à domicile</li>



<li>Manutention et activités de la vie quotidienne à domicile</li>



<li>L’intervention à domicile pour les TISF et AVS</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">D’autre, parce que le métier d’aide à domicile rime souvent avec solitude et nomadisme, ces temps de formation sont l’occasion de temps d’échanges et de rencontres importants. Ils permettent également une remotivation, une prise de recul sur sa pratique professionnelle, des questionnements qui vont vers l’amélioration des pratiques et au final une amélioration de la prise en charge des personnes vulnérables.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En conclusion</strong>, l’essor du secteur de l’aide à domicile se traduit par une diversification et professionnalisation des métiers spécifiques, accompagnés par un système de formation souple et évolutif. Ce sont des métiers exigeants, centrés sur la relation à l’autre, dans le plus grand respect et la plus grande bienveillance. Nous espérons que les pouvoirs publics continueront à soutenir cette dynamique.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Ressources documentaires</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page=nomenclatures/pcs2003/n4_563b.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Nomenclature de l’INSEE, profession Aides à domicile</a></li>



<li><a href="https://www.pole-emploi.fr/actualites/les-services-a-la-personne-un-secteur-qui-recrute-@/article.jspz?id=60664" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Pôle emploi, Les services à la personne&nbsp;: un secteur qui recrute</a></li>



<li><a href="https://afip.velay.greta.fr/sites/default/files/fiches-rome/Fiche%20ROME%20K1302%20Assistance%20aupr%C3%A8s%20d'adultes.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fiche ROME – Assistance auprès d’adultes</a></li>



<li><a href="https://www.amadom.fr/offres/file_inline_src/396/396_P_27412_9.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fiche ROME – Services domestiques</a></li>



<li><a href="https://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/CGSP_DARES_Les_metiers_en_2022.pdf">Rapport de la Direction de la Recherche, des Etudes et des Statistique – DARES – «&nbsp;Les métiers en 2022&nbsp;», juillet 2014</a></li>



<li><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000227647&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=id" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Décret n° 2002-410 du 26 mars 2002 portant création du diplôme d’Etat d’auxiliaire de vie sociale</a></li>
</ul>
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		<title>Infographie: la maladie d’Alzheimer</title>
		<link>https://formassad.fr/actualites/personnes-agees/infographie-la-maladie-dalzheimer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[kezart]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Jul 2015 14:38:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Personnes âgées]]></category>
		<category><![CDATA[Alzheimer]]></category>
		<category><![CDATA[cerveau]]></category>
		<category><![CDATA[dépendance]]></category>
		<category><![CDATA[maladie]]></category>
		<category><![CDATA[personnes âgées]]></category>
		<category><![CDATA[symptôme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La maladie d’Alzheimer correspond à&#160;une dégénérescence du tissu cérébral qui entraîne la perte irréversible des facultés mentales. Elle touche principalement les personnes âgées et pèse lourdement sur la santé publique avec plus de 900 000 personnes atteintes en France, dont beaucoup ont besoin d’assistance au quotidien. Réalisée pour permettre de comprendre rapidement la maladie d’Alzheimer [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">La maladie d’Alzheimer correspond à&nbsp;une dégénérescence du tissu cérébral qui entraîne la perte irréversible des facultés mentales. Elle touche principalement les personnes âgées et pèse lourdement sur la santé publique avec plus de 900 000 personnes atteintes en France, dont beaucoup ont besoin d’assistance au quotidien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réalisée pour permettre de comprendre rapidement la maladie d’Alzheimer et son impact sur la population française, cette infographie présente les points suivants:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>une définition générale de la maladie d’Alzheimer</li>



<li>les signes précurseurs à surveiller pour anticiper au plus tôt la maladie et ralentir sa progression</li>



<li>les 3 stades de la maladie d’Alzheimer et les différents symptômes qu’elle engendre</li>



<li>quelques&nbsp;statistiques sur&nbsp;la maladie d’Alzheimer en France</li>
</ul>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="2480" src="https://formassad.fr/wp-content/uploads/2023/09/infographie-maladie-alzheimer.jpg" alt="" class="wp-image-2077" srcset="https://formassad.fr/wp-content/uploads/2023/09/infographie-maladie-alzheimer.jpg 600w, https://formassad.fr/wp-content/uploads/2023/09/infographie-maladie-alzheimer-580x2397.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>
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