À l’occasion d’Octobre Rose 2026, Formassad fait le point sur le dépistage du cancer du sein et sur les gestes de solidarité qui comptent, au-delà du mois d’octobre.
Un rendez-vous de sensibilisation essentiel
Chaque automne, le ruban rose rappelle une réalité qui concerne des milliers de familles : le cancer du sein demeure le cancer le plus fréquent chez les femmes en France. Octobre Rose donne de la visibilité à la prévention, encourage le dialogue autour du dépistage et met en lumière les besoins des personnes touchées ainsi que de leurs proches. Mais la sensibilisation ne peut se limiter à une campagne annuelle : l’information et l’accès aux soins doivent rester des priorités tout au long de l’année.
Les données nationales les plus récentes publiées par l’Institut national du cancer font état de 61 214 nouveaux cas diagnostiqués en 2023 et de 12 765 décès. La détection à un stade précoce permet souvent une prise en charge plus efficace et peut limiter les séquelles de certains traitements. Ces chiffres rappellent l’importance d’une information fiable, accessible et adaptée à chaque situation.
Le dépistage organisé : pour qui et comment ?
En France, le dépistage organisé s’adresse aux femmes de 50 à 74 ans qui ne présentent ni symptôme ni facteur de risque particulier autre que l’âge. Il est proposé tous les deux ans et comprend une mammographie ainsi qu’un examen clinique des seins. Dans ce cadre, l’examen est pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie, sans avance de frais ; les mammographies bénéficient également d’une seconde lecture par un radiologue agréé.
En Île-de-France, selon les données de l’Assurance Maladie environ 1 761 987 femmes étaient éligibles en 2025. La région reste au premier rang des régions métropolitaines les plus touchées par le cancer du sein, avec un nombre estimé de 9 440 nouveaux cas par an (source : Santé Publique France).
- En 2025, 327 085 mammographies ont été réalisées dans le cadre du dépistage organisé en Île-de-France contre 268 578 en 2024 (Source CRCDC Île-de-France)
- En revanche, 37,1 % des franciliennes en âge de se faire dépister ont participé au dépistage organisé du cancer du sein en 2025 (47,7 % au national)
Un taux de participation variable entre chaque département de la région : 27,8 % de taux de participation au dépistage à Paris pour 45,9 % en Seine-et-Marne.
Être attentive à son corps, sans se substituer au suivi médical
Connaître l’apparence habituelle de ses seins peut aider à repérer un changement : une boule, une modification de la peau ou du mamelon, un écoulement inhabituel ou une gêne persistante. Ces signes ne signifient pas nécessairement qu’il s’agit d’un cancer, mais ils justifient de demander un avis professionnel. L’observation et l’autosurveillance ne remplacent ni l’examen clinique ni la mammographie recommandée selon l’âge et le niveau de risque.
Un suivi régulier avec un professionnel de santé permet aussi de poser ses questions et d’être orientée vers le bon parcours. L’enjeu est d’éviter les messages culpabilisants : chacune doit pouvoir accéder à une information compréhensible et décider avec un professionnel, en tenant compte de son histoire et de ses besoins.
Faire d’Octobre Rose un engagement durable
Octobre Rose est une occasion de s’informer, de parler du dépistage et de soutenir les personnes concernées. Le message à retenir est simple : entre 50 et 74 ans, si l’on ne présente pas de risque particulier ni de symptôme, le dépistage organisé est proposé tous les deux ans ; en cas de doute, de changement inhabituel ou de situation à risque, un professionnel de santé peut aider à choisir la démarche appropriée. Prendre soin de soi commence par une information fiable et un échange adapté — en octobre comme toute l’année.
